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 Correspondances avec la Maison Ellesmere

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Amber d'Ellesmere

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MessageSujet: Correspondances avec la Maison Ellesmere   Mar 9 Juin - 17:21

Citation :
Amber d'Ellesmere,
Donjon de Hurlevent,
Royaume de Hurlevent.

Lady Primelys d'Eldrith,
Ambassade aldrenanne,
Royaume de Hurlevent.

Le neuvième jour du sixième mois de l'an trente-cinq.

Mademoiselle Primelys,


voilà que je vous écris enfin, tel que je souhaitais le faire depuis un moment déjà. Votre arrivée a su attiser ma curiosité, je le confesse, et votre facilité à vous faire des amis encore plus ; je ne crois pas me tromper en pensant que vous êtes une personne dont l'âme est une richesse même, plus que tous les titres ou que l'or pourrait apporter. Ainsi donc je vous écris, d'une part parce que la plume m'a toujours aidée à m'exprimer plus facilement que la parole, d'autre part car j'aime à connaître mes pairs.

Peut-être la lecture de ceci vous sera fastidieuse, mais j'espère le contraire, j'espère que vous êtes une personne dont les mots coulent aisément avec l'encre et que je pourrais apprendre à vous connaître ainsi. Vous devez savoir, tout comme moi, que les aléas d'un Duché prennent du temps, et les miens m'empêchent parfois d'être en ville à simplement rencontrer du monde comme je l'entendrais, aussi je prends souvent le temps d'écrire. J'aime à penser que les mots écrits sur un parchemin prennent plus facilement du poids, une réalité concrète que l'oral n'a pas, que l'oral laisse filer dans les vibrations de l'air et disparaître à tout jamais.

J'en viens, enfin, au point : vous connaître. Que pensez-vous de la belle cité blanche qu'est Hurlevent, que pensez-vous de ses habitants, de sa vie si agitée, si pleine de surprises ? Je suis certaine que, bien que vous ne soyez pas là depuis longtemps, vous avez dû voir le meilleur comme le pire.
Pour ma part, je n'ai de cesse de comparer la capitale à ma cité natale, Havremer, probablement car le travail qui me retient loin d'elle me donne le mal du pays. Mais j'ai de la chance, car elle n'est pas trop éloignée, et je vous croirais aisément si vous me disiez que vous en étiez plus malheureuse. Votre domaine est lointain et, j'imagine, souvent en danger, dans une telle zone ; et je ne peux que compatir à l'angoisse que doit procurer l'idée que vos terres puissent un jour disparaître, ou soient foulés par les pieds des non-morts. Mais je vous sens femme forte, et je pense que vous ne laisserez pas cela arriver, pas de votre vivant. Cependant, l'on ne peut nier hélas que le risque existe bel et bien.

Comment se passe la vie, si loin au Nord ? Comment est le quotidien, lorsque l'on se sait entouré de dangers ? Si je me suis quelque peu renseignée sur votre duché, je ne sais exactement comment il se trouve protégé, peut-être pourriez-vous m'en dire plus, m'écrire à ce sujet. N'y voyez là aucune mauvaise intention, plutôt une curiosité intellectuelle, celle de vous donner sujet à mâcher pour espérer avec un retour.
Croyez-vous, demoiselle Primelys ? Non pas en la Lumière, car tout bon humain suit sa philosophie, non, je vous parle là d'une croyance plus personnelle, ou peut-être traditionnelle. Y a-t-il une quelconque entité, un quelconque Destin qui guide vos pas ?

J'ai l'impression de vous assaillir de questions. Peut-être serait-il temps pour moi de reposer plume et encrier, et de vous les donner, pour que vous ayez autant de plaisir que moi à écrire. Et je parle, je parle d'écrire, mais si vous préférez me rencontrer, je saurais me rendre disponible. J'aurais à cœur qu'un jour, pas forcément dans le temps le plus immédiat qu'il soit, nos Maisons se rencontrent, et ainsi puissent se connaitre, sans préjugé, sans les on-dit.

D'ici là, demoiselle Primelys, je vous prie d'agréer mes plus sincères et chaleureuses salutations ; puisse-t-Elle vous garde au creux de Sa main.


Bien à vous,



Concorde est couronne, ire est empire.
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Primelys d'Eldrith
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MessageSujet: Re: Correspondances avec la Maison Ellesmere   Mer 10 Juin - 18:47

Lettre calligraphiée a écrit:
Duchesse Primelys d'Eldrith,
Ambassade aldrenanne,
Royaume de Hurlevent.

Duchesse Amber d'Ellesmere,
Donjon de Hurlevent,
Royaume de Hurlevent.


Dixième jour du sixième mois de l'an trente-cinq.

Duchesse d'Ellesmere,


qu'elle ne fut pas ma surprise de trouver sur mon bureau, parmi nombre de correspondances commerciales, une lettre bien différente, frappée de sceau de votre personne. Je suis honorée d'avoir su susciter auprès de vous une curiosité qui vous a poussé à m'écrire. Je comprend aisément votre amour de la plume, moi-mémé j'apprécie grandement la prose et j'ai une attirance pour les mots certaine.

Correspondre avec vous sera un plaisir, de même que de découvrir votre personne, votre domaine et votre royaume. Concernant la gestion des terres, je ne vous apprendrais rien à en vous disant que ma vie se résume bien souvent à prévoir les lendemains en mon domaine. J'aime mon peuple et ma terre aussi cela n'est pas une corvée mais un honneur que l'ancienne couronne de Lordaeron a offert à ma famille il y a sept ans, aussi je suis plus qu'honorée de reprendre la direction de nos terres ancestrales.

J'en viens au sujet de votre lettre, enfin. Qu'est ce que je pense de la cité blanche ? Autant de bien que de mal. Le bruit, la vie trépidante font que j'ai souvent le mal du pays, j'aimerais me réveiller un matin dans ma chambre au palais de béryl, au cœur de Nealis. Mais, quand j'ouvre les yeux et que je vois le plafond de l'ambassade, j'ai souvent envie de retourner à mes rêves. Mais je gage que ce mal vient aussi du fait que j'ai laissé Monsieur mon Père seul en Aldrenath, alors que Madame ma mère, paix à son âme, nous a quitté il y a peu. La vrai douleur ne fut pas d'abandonner mon domaine, mais d'y laisser des familles éplorées par la fièvre blanche et encore en deuil.
Quant à mon avis sur les habitants d'Hurlevent... La majorité sont d’honnêtes hommes et femmes pour qui j'ai le plus grand respect, malgré leur condition, fort différente de la mienne. Même si j'ai rencontré certaines originalités, mais ce ne sont point des hurleventois, aussi ne ternissent-ils pas ma vision de cette belle ville.

La vie loin du nord est chose difficile. J'ai toujours la peur de voir notre mage débouler dans mes appartements, une missive de crise entre les mains, m'annonçant que les réprouvés enfreignent la trêve. Cette vision d'horreur me tient souvent éveillée tard la nuit, me laissant entre apercevoir ma belle Nealis à feu et à sang, nimbée de peste...
Je vais cesser de vous décrire mes cauchemars, je ne voudrais vous inquiéter.  
La vie quotidienne en Aldrenath est fort agréable, à vrai dire, la plupart de nos gens vivent à coté des réprouvés depuis si longtemps qu'ils connaissent les dangers. L'habitude a fait disparaître la peur. Nos citoyens savent réagir aux cloches d'alarme mais ne s'inquiéterons pas si leurs chants sont absents.

Concernant la protection, d'une part je doutes que vous tentiez d'envahir des terres sous la même bannière que votre domaine, d'autres part, vous n'y auriez aucun intérêt, aussi vous informer ne m'inquiète en rien.
Aldrenath ne possède pas d'armée terrestre, nous avons environs trois cents gardes montés, par ailleurs, la totalité de nos combattants sont des cavaliers émérites.
Nos frontières marines sont en permanences surveillées par des éclaireurs et des navires mouillants sur nos cotes. La nature nous a gâté d'une frontière naturelle que sont les montagnes nous entourant. Infranchissable part une armée, nous ne craignons aucune attaque de ces cotés-ci.
Tout les trimestres, notre galion, la Tortue de Mer, effectue une patrouille plus en profondeur sur les mers environnantes afin d'assurer la sécurité de nos eaux.

Crois-je ? Oui, je crois. En la lumière, évidemment. En Aldrenath, nous la voyons comme une philosophie de vie, un guide de conduite et non comme une entité, mais chez vous, le sujet fait débat, d'après ce que j'en ai vue.
Je crois, comme mon peuple, mes marins, mes vassaux et n'importe qui en Aldrenath, aux étoiles. Pour nous, ce ne sont pas seulement de belles demoiselles lumineuses, nous pensons qu'elles ont guidés mon ancêtre sur les terres encore inexplorées d'Aldrenath. Nous les croyons être l'abri d'entités bienveillantes, qui guident les navires en mer, protègent les hommes et veillent sur la vie. Lorsque notre cœur est lourd et que nous voulons prier, je ne me tourne pas vers la lumière, mais vers nos belles étoiles.

J'espère avoir pu répondre à vos très nombreuses interrogations, et aimerais en retour vous demander mille choses, mais j'ignore par ou commencer. Peut-être par le commencement, à vrai dire.
Pourquoi tant de curiosité, pourquoi venir m'écrire alors que les livres vous renseigneraient sans peine ?
Connaissez vous la différence tacite entre un Demoiselle et un Damoiselle ? J'ai vu, à mon grand désespoir que la majorité de la noblesse du sud avait du mal entre ces deux, infimes mais néanmoins conséquentes, différences. N'y voyez aucune mesquinerie, mais plus une interrogation. Je me questionne sur notre étiquette, est-elle plus stricte que celle du sud ? Avons nous seulement la même étiquette ?
Pourquoi avoir choisi de quitter vos terres pour venir en Hurlevent ? A quoi passer votre temps-libre ? Brodez-vous, lisez-vous ? Quel est le plus bel endroit dans la cité blanche ?

J'ai encore tant à vous demander et si peu de papier... Je penses que je vais m’arrêter ici, mais sachez que votre correspondance m'aura tenue compagnie une partie de la nuit.

Avec le respect et la considération les plus sincères, je vous prie d'agréée mes salutations. Puisse-t-elles vous guider.






Primelys d'Eldrith


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Amber d'Ellesmere

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MessageSujet: Re: Correspondances avec la Maison Ellesmere   Ven 12 Juin - 15:26

Citation :
Amber d'Ellesmere
Donjon de Hurlevent,
Royaume de Hurlevent.

Primelys d'Eldrith
Ambassade aldrenanne,
Royaume de Hurlevent.

Le douzième jour du sixième mois de l'an trente-cinq.

Mademoiselle Primelys,

vous voir si prompte à répondre m'emplit de joie, et me rendrait presque coupable de traîner un peu.  Quelques récents troubles dans mes terres me forcent à faire passer certaines missives avant, vous m'en voyez navrée : mais quelques sombres histoires de magistrats abusant de leur pouvoir sont parvenues à mes oreilles et je ne veux laisser croire à mes citoyens que je puis laisser ceci se passer sans conséquence.
Je vois en tout cas que vous vous faîtes peu à peu à la vie Hurleventoise, en restant une Lordaeronnaise dans l'âme ; et je suis ravie que vous ne considérez pas ces énergumènes étranges, que l'on voit sous l'avatar des "races exotiques" ou des worgens de six mètres cinquante - j'exagère - comme faisant partie des citoyens de la belle cité blanche. Quant au plus bel endroit de celle-ci ? Ma foi, le choix est difficile. Et indécise que je suis, je vais plutôt vous en proposer trois, que vous pourrez visiter et dont vous me direz lequel vous avez préféré.
Le premier serait dans le clocher de la Cathédrale : peu aisé d'accès, il faut y être un habitué et demander aux prêtres la permission de s'y rendre accompagné. Mais lorsque l'on y est, aussi à l'étroit soit-on, il est possible d'avoir une vue en hauteur de la ville colorée par les vitraux et illuminée par le soleil chaleureux du Sud.
Ensuite, vous qui venez d'un duché au bord de la mer, je puis vous proposer les banales mais si belles hauteurs du port. À une certaine hauteur, l'on peut être frappé à intervalles régulières par la lumière du phare, ajouté à cela l'agitation et l'ambiance si sympathique des marins et du remue-ménage permanent, et la douce odeur d'embruns qui est, personnellement, si agréable à mon nez, c'est une vision idyllique qui pourrait peut-être vous rappeler votre chez-vous.
Le dernier serait alors au Donjon, aux jardins ou dans des appartements plus hauts encore, aux heures vespérales du soir, le ciel se teinte de couleurs merveilleuses et se reflètent sur tous les toits de tuiles de la capitale. L'on dirait même que le quartier de la Vieille Ville est en feu - non pas que cela soit une image rassurante, mais l'effet est des plus saisissants.

Voilà pour Hurlevent ; quant à mes activités, elles sont diverses. Je suis une musicienne dans l'âme, aussi apprécié-je de prendre du temps, chaque jour, pour pratiquer. Je joue bien des choses : la harpe, la mandoline, le piano et son ancêtre le clavecin, différentes sortes de flûte, le chant... Petite, j'avais beaucoup de temps libre et ce fut ainsi que j'ai décidé de le passer : à apprendre. Feu mon père - puisse-t-il reposer en Son Sein - appréciait beaucoup que je lui joue des morceaux, ce que je faisais avec la dévotion d'une fille pour son père.
Aussi, si je ne brode pas, je lis. Des lectures parfois banales : des romans divers et variés, mais surtout des traités de guerre, des mémoires de grands combattants, de stratégie - j'apprécie d'ailleurs le jeu des échecs, y jouez-vous ? - et ce genre de choses, qui pourraient surprendre. Ce choix fut expliqué dans mes jeunes années par celui qui fut désigné comme mon fiancé à l'époque, feu Adamant Luther, qui venait d'une famille de noblesse d'épée. Mon devoir m'intimant de l'épouser, je devais lui être agréable, mais finalement ces lectures m'ont plu et j'ai continué.
Du reste, j'ai préféré effectivement venir vers vous plutôt que d'aller me renseigner dans des ouvrages. Pourquoi, me demandez-vous ? Les atlas sont beaux, mais plus impersonnels, ils ne font pas reflet de vos sentiments vis à vis de telles ou de telles choses. Cela me permet de m'approcher, de voir comme vous pensez, la manière dont vous voyez les choses et, en somme, de vous connaître.

Et si je vis principalement à la capitale et non à Havremer, c'est parce que je mets un point d'honneur à être proche de mon souverain et de faire vivre sa cour tant que je le peux. C'est mon devoir, face à l'honneur que l'ancêtre de mon Roi a fait à mes propres ancêtres il y a de cela un millénaire. Il me faut aussi rencontrer mes pairs, et tant que possible développer des liens commerciaux pour toujours assurer une bonne vie à mon duché et des revenus réguliers.
Mais j'y retourne, j'y retourne souvent. Car ma terre natale me manque, et car il faut parfois que je sois proche des miens pour pouvoir les gouverner ; je n'ai pas pris mes fonctions il y a si longtemps, tout juste à la fin de l'an dernier, lorsque feu ma mère la régente est décédée. Je prévois toujours des voyages réguliers vers mon duché qui n'est qu'à une heure à cheval de la cité blanche - pour assurer ma position et asseoir mon autorité nouvelle. Cela dit, voilà trois ans que ma mère m'a envoyé vivre au Donjon et j'y ai pris goût, je pense, et aujourd'hui, le conseil des nobles me retient encore un peu plus ici.

Quant à l'étiquette, il est possible que les nôtres soient différentes. À différent royaume, à différent souverain, différentes mœurs ! La damoiselle est, chez nous ici-bas, la femme du damoiseau, quant à la demoiselle - ou mademoiselle - elle est la femme qui n'est guère encore mariée. Je devrais en réalité vous appeler "Dame" en vertu de votre noblesse et puisque vous êtes détentrice de votre titre, mais vous êtes si proche de moi en âge que cela ne me paraît point adapté.

Aussi, sur ces mots, je vous souhaite d'être guidée au mieux par vos Étoiles. Y en a-t-il des particulières, des nommées ? Où sont-elles toutes égales les unes aux autres ? Cela m'emplit de curiosité, mais je puis comprendre - dans un des comtés du Duché, il se trouve des légendes et croyances semblables, mais avec les fleurs. Je vous le raconterais une prochaine fois si vous le souhaitez.

J'espère avoir bientôt de vos nouvelles, et n'avoir rien oublié des choses sur lesquelles vous m'avez interrogée. Puisse la Lumière vous avoir en Sa Sainte garde, et vos Astres illuminer notre ciel nocturne.



Bien à vous,


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Primelys d'Eldrith
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MessageSujet: Re: Correspondances avec la Maison Ellesmere   Dim 21 Juin - 2:03

Lettre calligraphiée a écrit:
Duchesse Primelys d'Eldrith,
Ambassade aldrenanne,
Royaume de Hurlevent.

Duchesse Amber d'Ellesmere,
Donjon de Hurlevent,
Royaume de Hurlevent.


Vingt et unième jour du sixième mois de l'an trente-cinq.

Duchesse d'Ellesmere,

c'est sous nos étoiles bien aimées que je vous écris encore. Des récentes patrouilles nous sont parvenu d'inquiétants rapports qui nécessitaient toute mon attention. L'angoisse me tenaille tandis que je vous écris, de savoir l'ennemi pourtant en trêve, si proche de nos frontières.

Les morts ne connaissent pas le repos et je crains fortement de souffrir des mêmes maux que ce qui sont nos adversaires. Vous souhaitiez en savoir plus sur nos étoiles, et bien, ce soir, tandis que je vous écris, je regarde celle que les gens du sud nomme l'étoile polaire. Chez nous, c'est la grâce du nord, elle guide les marins à bon port et s'assure de leur arrivé à quai. De l'autre coté du ciel, se font face les jumelles méridionales. Deux étoiles qui marquent l'entrée et la sortie de l'astre solaire de nos cieux.

Et enfin, chaque personne a vocation à trouver sa bonne étoile. Celle qui pour lui, brille d'une ardeur nouvelle, qui se trouve dans le ciel, croisant le regard du fidèle à la recherche de soutient.
La mienne est bien au nord du ciel, collée au plus haut de la toile céleste. Elle se nomme la fidèle australe. Ironique qu'une étoile le plus au nord porte le nom d'un élément du sud. Pas tant que ça, car en mon duché, c'était l'étoile la plus au sud que nous voyions. Elle fut nommée ainsi pendant mes jeunes années, et je n'eu pas le cœur à rebaptiser mon guide une fois en Hurlevent.

Concernant leurs égalités, cela dépend des croyants. Certains considèrent nos dames brillantes comme égale en pouvoir et en force, d'autres favorisent leur compagne céleste. Je suis de la théorie de l'auditeur intéressé, qui consiste à prier l'étoile qui répondrait à nos attentes.
La grâce du nord guide navires et marins, elle offre sa protection aux indécis et à ceux perdu dans le doutes.
Les jumelles méridionales guident le soleil. Elles sont les promesses d'un avenir radieux et d'une vie sécuritaire, nous les prions pour assurer de l'aide à ceux qui nous sont cher.
Quant à ma belle fidèle australe, elle m'est propre aussi je m'adresse à elle uniquement quand je recherche un secours pour mon domaine et mon peuple. Qu'elle veille ceux qui n'ont pas ma chance et qu'elle protège ceux qui vivent sur mes terres.
Je m'adresse à toutes les étoiles quand ma prière n'a pas d'auditeur.

Nos croyances célestes sont libres, il n'y a ni église, ni prêtre. Chaque ville possède son autel, chaque citoyen vient y brûler un cierge et contempler le ciel, en pleine nuit. Je n'ai plus, ici bàs, d'endroit ou prier mes petites lueurs célestes, mais je sais qu'elles ne m'en tiennent pas rigueur, que je brûle mon cierge entre les murs de la cathédrale.

J'espère, d'ici peu, retrouver un endroit duquel je verrais le ciel entier, en pleine nuit et où mes gens et moi-même nous pourrons prier nos étoiles.

Malgré mon retard et mes anxiétés, veuillez accepté mes salutations respectueuses.  Puissent-elles vous guider.





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MessageSujet: Re: Correspondances avec la Maison Ellesmere   Mar 23 Juin - 16:36

Citation :
Amber d'Ellesmere
Donjon de Hurlevent,
Royaume de Hurlevent

Primelys d'Eldrith
Ambassade aldrenanne
Royaume de Hurlevent

Le vingt-troisième jour du sixième mois de l'an trente-cinq

Mademoiselle Primelys,

vos nouvelles m'inquiètent et je m'affaire à prier chaque soir la Sainte pour qu'Elle vous enveloppe de Sa chaleur. Je saisis votre angoisse et vos doutes, mais je vous conjure de vous reposer et de prendre, malgré tout, un peu de temps pour vous ; vous n'aiderez personne en tombant de fatigue.

Les morts ne dorment certes jamais - ou bien ne dorment-ils pas en réalité pour toujours ? - mais la force de l'humanité réside dans sa force de conviction, cette Foi qu'ils n'ont plus, cet instinct de survie qui nous fait lutter jusqu'au dernier souffle. Eux sont déjà morts et en ce, n'ont plus cela à perdre, mais il faut que vous gardiez cette étincelle, celle qui brûle en chacun de nous : et pour cela, vous devrez vous astreindre à quelques heures de sommeil. Plus facile à dire qu'à faire cependant, j'en suis persuadée.
La trêve, si fragile, existe toujours : elle vous servira d'alliée si les morts la brisent en premier. Ne vous laissez pas avoir par les provocations, parce qu'il vous faut l'Alliance de votre côté si les choses devaient s'échauffer. Soyez sûre en tout cas que vous avez mon soutient : le moral vous est acquis, et si vous voulez de l'aide financière ou une aide en hommes, vous n'aurez qu'à demander et je ferais. Il est bien de savoir que l'on peut s'appuyer sur quelque épaule en temps troublés et je vous offre aisément la mienne. Aussi, je prendrais un peu d'avance et vous ferais savoir que le Baron Kelbourg, si misogyne soit-il, est un excellent faiseur de canons et je crois que vos bateaux pourraient avoir besoin de quelques uns performants. Je peux les lui réclamer à tous moments, je n'attends qu'un mot de votre part.

Du reste, je suis heureuse de savoir cela sur vos astres, et je me retrouve bien souvent à fixer les yeux en essayant inconsciemment de chercher celle qui brille le plus à mes yeux. Ma tante m'avait raconté une des vieilles légendes que l'on dit de la création des cieux : à l'origine, au début des pas de l'humanité, le ciel nocturne était noir et illuminé uniquement de nos deux Lunes ; les nuits étaient sombres et rien ne brillait si haut. C'est uniquement lorsque les hommes ont appris à s'aimer que sont nées les étoiles : une pour chaque amour sincère qui naissait. Bien entendu, ce n'est qu'une histoire, mais cela a bercé de nombreux sommeils lorsque j'étais bien plus jeune et naïve.
Quoiqu'il arrive, ne perdez pas espoir. J'espère, moi, que vous pourrez malgré tout profiter des quelques distractions, si nombreuses à cette époque de l'année, qui vont arriver en ville. Les bals, les soirées, et les conseils nobles... Et je vous réitère ainsi ma proposition d'aide, qui n'est, je vous l'assure, guère intéressée par quelconque contrepartie.

Une lettre courte que celle-ci : vous m'en voyez navrée, mais vos propres soucis tourmentent mon esprit par l'inquiétude et je ne peux m'empêcher de m'en faire pour vous, aussi, les mots me manquent pour vous exprimer pleinement comme je vous comprends. Puisse vos rapports se faire plus favorables, et vos problèmes se tasser.
D'ici là, je vous prie d'agréer mes sincères salutations. Que la Lumière et vos Astres vous guident jusqu'au long chemin vers la sérénité.
Bien à vous,


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MessageSujet: Re: Correspondances avec la Maison Ellesmere   Lun 29 Juin - 20:02

Lettre calligraphiée a écrit:
Duchesse Primelys d'Eldrith,
Ambassade aldrenanne,
Royaume de Hurlevent.

Duchesse Amber d'Ellesmere,
Donjon de Hurlevent,
Royaume de Hurlevent.


Vingt et neuvième jour du sixième mois de l'an trente-cinq.

Duchesse d'Ellesmere,

encore une fois, c'est tardivement que je reçois votre lettre et que je prend le temps de la lire. Je suis en ce moment surmenée, avec mon retour en mon domaine avec ma cour et la préparation du bal pour les festivités des lueurs boréales.

Je n'ai malheureusement pas grand chose à vous conter, autre que vous remercier pour votre sollicitude et votre amitié à mon égard. Aussi, ce n'est qu'une simple missive pour vous informer que votre lettre m'a touché et qu'elle ne reste pas sans réponses.

En m'excusant encore le délai et vous priant d’agréer mes salutations les plus respectueuses.




Primelys d'Eldrith


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MessageSujet: Re: Correspondances avec la Maison Ellesmere   Lun 13 Juil - 15:15

Citation :
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Le treizième jour du septième mois de l'an trente-cinq

Mademoiselle Primelys,

c'est à mon tour d'être longue à répondre et vous m'en voyez sincèrement navrée. Ces jours-ci ont été des plus tumultueux pour moi et pour mes gens, et j'ai eu à débattre et avec des courriers administratifs et une mauvaise grippe m'ayant clouée au lit quelques jours. Maintenant remise, je m'affaire à rattraper mon retard et vous présente pour tout cela mes excuses. J'espère que vous allez bien, ou du moins mieux que la fois dernière. Quelles sont vos nouvelles ? Les rapports de vos éclaireurs sont-ils plus calmes, vos gens vont-ils bien ?

De mon côté, je compte un décès d'une de mes phalanges, un protecteur discret de son vivant et dont la présence est pourtant manquée aujourd'hui. L'on ne se rend guère compte, mais la vigilance de nos gardes est quelque chose à laquelle on s'habitue, et l'on s'imagine pas à quel point elle nous rassure et nous manque lorsqu'elle vient à disparaître. Si je le connaissais peu, il était affilié à la garde de mademoiselle de Fowlerz qui s'en est trouvée très affectée, bien plus que moi-même. La pauvre se remettait à peine de la disparition de son fiancé que là voilà dépourvue d'une épaule, d'un soutient.
Les raisons de sa mort furent aussi un soucis à m'occuper, des fauteurs de trouble se sont agités dans l'un de mes comtés et j'ai été étonnée de voir à quel point celui-ci pouvait mal tourner depuis quelques années, tant l'on m'avait caché la situation et les rapports. J'en suis encore à enquêter afin de saisir les véritables coupables, mais nul doute que la situation se tassera d'ici peu. Cette situation m'a néanmoins beaucoup coûtée, car je ne comte pas les blessés. C'est cette raison qui m'a tenue loin de votre bal, et je tiens à vous présenter mes excuses les plus sincères, en espérant que ma cour m'aura bien représentée comme je l'avais demandé.

Mais baste les mauvaises nouvelles, car j'en ai de meilleures à vous partager. Peut-être le saviez-vous ou non, mais j'avais pris la décision d'organiser une fois par mois un événement mondain pour la noblesse, mais le sixième mois ayant été bien rempli, j'ai repoussé l'échéance jusqu'au septième, soit celui-ci. Je puis vous communiquer d'ores et déjà la date : le vingt-troisième jour venant. Je vous donnerais de plus amples informations, ce dont il sera question néanmoins, mais celles-ci devront venir un peu plus tard. D'ici là, je vous laisse découvrir le présent joint à ce courrier, et j'espère qu'il vous plaira. Il me serait plaisant que vous le considériez comme une marque de mon amitié, mon affection, et le respect que j'ai pour vous et votre Maison.

Je vous prie d'accepter, mademoiselle Primelys, mes sincères salutations. Puisse-t-Elle illuminer vos Étoiles.

Bien à vous,



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Ci-joint, une petite caisse...:
 
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MessageSujet: Re: Correspondances avec la Maison Ellesmere   Mer 15 Juil - 4:48

Un messager reviendra vers Amber d'Ellesmere, l'informant de la mauvaise santé de la duchessen en incapacité de répondre. Il transmettra néanmoins les amitiés et les sincères remerciements de la maison Eldrith.
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MessageSujet: Re: Correspondances avec la Maison Ellesmere   Jeu 13 Aoû - 17:59

Malgré le silence, un petit courrier est venu remplir le tas, mais bien différent des autres, cette fois-ci.

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MessageSujet: Re: Correspondances avec la Maison Ellesmere   

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